Publié par le 23 Mar 2016 dans | 0 commentaire

Ce matin, encore assommée par les évènements Bruxellois d’hier, je tombe sur cette magnifique citation d’Alexandre Jollien qui prend aujourd’hui pour moi une nouvelle dimension, comme une réelle révélation, une prise de conscience de ce que nous vivons actuellement…

« Les plus grandes saloperies de l’existence sont le lieu de l’enseignement suprême. »

Et du coup me prend l’envie d’informer Daesh et compagnie, de mon ressenti de mon apprentissage du moment… puis, je me ravise… ça serait donner que trop d’importance à cette entité diabolique dépourvue d’humanité…

Alors je m’adresse à nous, à nous tous, humains, terriens, habitants de ce monde, avançant sur deux pattes, dirigés par un cœur et un cerveau.

A nous donc, frères sur terre, ressentons pleinement l’enseignement qui s’inscrit dans notre vécu en ce moment… Ce cours collectif, qui nous révèle que l’humain ne se soumet pas, il se révolte ! : Tenter de nous contraindre à la peur et la soumission, nous motive à, sortir, rire, danser, aimer, s’entraider, se comprendre les uns les autres, se soutenir, se réchauffer, se souder.

Profitons de cette « grande saloperie » pour évoluer ensemble, dignement, de façon simple et solidaire.

Que tous ensemble nous puissions œuvrer quotidiennement, pour que l’humanité ne soit pas un concept mais une valeur, à vivre et à nourrir, pour que protéger la vie, la liberté et le bonheur, constitue une mission de chaque jour.

Un petit mot pour les « politiques » et autres « leaders de la société » sans distinction de bord, de convictions ou de paroisses : Si vous commenciez par nous considérer, nous les gens qui travaillent, vivent et meurent, construisent, votent … etc… comme des humains adultes doués d’intelligence et de sentiments, au lieu de nous servir vos discours stériles, vos réformes complexes souvent dénuées de sens… Si vous arrêtiez également de vous comporter comme à l’école maternelle dans le registre de « c’est pas de ma faute… ou c’est pas moi, c’est l’autre ! » afin de pouvoir envisager une collaboration pertinente et constructive dans le contexte actuel… Je reste consciente de votre mission est complexe et votre posture peu enviable, cependant pouvez-vous vous poser cette question essentielle :  « Qu’est-ce que, je fais, je prévois, j’organise pour le bien-être de tous ? ». Et peut-être moins vous inscrire dans des actions de valorisation personnelle, ou en ménageant la chèvre et le chou, ou encore dans des actions pseudo-sociales ou financières qui ne visent qu’un rayon de soleil à court terme et/ou réservé qu’à certains, en pénalisent sans doute une clémence plus globale, à long terme!

Pour en revenir à « nous », les gens, l’humain , le peuple, contentons nous de vivre cette « énorme saloperie » comme nous le pouvons, comme un enseignement, dans la compassion pour ceux qui pleurent leurs êtres chers et dans la conscience que nous pourrions être à leur place. Pouvons nous, nous sentir ensemble, unis, prêts à la reconstruction, à la construction d’un futur qui aura du sens pour nous. Parviendrons-nous à retrouver le sourire, la joie, le plaisir, la fête, le partage, l’harmonie entre nous ?

Sans aucun doute… si nous le souhaitons ardemment !!!

Laissons la peur passer… pour nous sentir dignes, responsables et solidaires…