Publié par le 25 Sep 2016 dans , | 0 commentaire

Au cours de la progression sophrologique, nous apprenons à envisager les choses, comme-ci c’était la première fois. Ce regard neuf et naïf constitue un élément particulièrement intéressant dans l’aspect phénoménologique de la méthode.

La phénoménologie correspond à un courant philosophique porté notamment par G. Hegel, E. Hurssel et M. Merleau-Ponty, elle correspond à une science du phénomène, dont la structure se base sur l’observation et la description directe de l’expérience vécue par un individu.

Cet exercice sophrologique « comme-ci c’était la première fois » se pratique en toute simplicité, vis à vis d’un objet, d’un endroit ou d’une personne, que l’on prend le temps de redécouvrir avec un regard nouveau et frais, afin de se connecter à de nouvelles dimensions dans la contemplation :

  • plus de détails
  • la conscience de ce qui nous touche et de ce qui nous plait
  • le retour à l’essentiel, notre essentiel.
  • La connexion à de nouvelles possibilités

Petit exercice pratique : Une sortie au restaurant avec une personne chère à votre cœur, « comme-ci c’était la première fois »… je vous laisse imaginer le potentiel de cet exercice particulièrement simple. Ou un petit déjeuner avec votre famille « comme-ci c’était la première fois », ou encore tout simplement une balade dans un jardin familier.

A vous de l’expérimenter s’il vous tente. Et si le cœur vous en dit, laissez nous à lire vos phénomènes en commentaires.

Voilà plusieurs années que j’expérimente cet exercice que je trouve à la fois ludique, extrêmement profond et fondateur. Et depuis ces dernières semaines ma vie me laisse entrevoir un nouveau concept un peu moins positif, certes, néanmoins pareillement intéressant en terme de vécu et d’intensité de choix et de perception :

« Comme-ci c’était la dernière fois »

J’expérimente ce concept, de la façon la plus simple possible, il n’est pas question de vider mon compte en banque pour vivre une dernière folie ! Simplement donner de moi à la situation ce qui, selon moi, manquerait ou serait sujet à regrets si je ne le faisais pas et si c’était la dernière fois.

Si c’était la dernière fois que nous dinions au restaurant, comment aimerais-je me comporter ? Si ce petit déjeuner en famille était le dernier, que devrait-il proposer d’essentiel ?

Si c’était la dernière fois, qu’est-ce que je pourrais avoir loupé, simplement parce-que je me suis dis… une prochaine fois peut-être, ou je n’ose pas, ou je n’ai pas le temps, ou encore que je ne me suis même pas posé la question submergée par le flux habituel ou traditionnel…  Et si je ne devais pas le revivre qu’aimerais-je conserver de ce moment dans mes souvenirs?

Est-ce qu’à vous aussi, ça vous rappelle aussi le fameux Accord Toltèque : « Fais de ton mieux ». Qui nous encourage à donner le bon et juste de nous à chaque instant…

Evidemment je garde à l’esprit que ces événements ne possèdent pas nécessairement ce caractère ultime, je fais juste « comme-ci ».

Comme un jeu enfantin, ce genre de jeux qui nous enseignent un peu plus qui nous sommes, ce qui compte pour nous, nous parlent de nos valeurs de vie, de ce que nous souhaitons ardemment inscrire dans notre vie et transmettre.

A nouveau, peut-être vous laisserez-vous tenter par l’expérience en toute simplicité et authenticité de vivre ce que vous êtes et peut-être même d’oser être, d’oser réaliser ce qui a de la valeur à vos yeux et à votre cœur.

Utilisez les commentaires pour nous raconter vos découvertes si vous le souhaitez. Je vous les souhaite savoureuses et intenses.