Publié par le 5 Nov 2014 dans , , , , | 0 commentaire

L’enfant dormira bien vite… l’enfant dormira bientôt… Un vrai bonheur pour les parents quand bébé fait enfin ses nuits ! Voilà un thème récurant dans nos groupes de sophrologie pour maman & bébé.

Vous aurez sans doute entendu dire que certains nourrissons ont fait leurs nuits à la sortie de la maternité !!!… Oui ! il est naturel de percevoir un léger agacement quand on n’a pas eu la chance de connaître ça !!!… Un bébé dormeur c’est rare mais effectivement possible, seuls les enfants à petits appétits pourrons nous faire vivre ce plaisir. La plupart de nos poussins réclameront une collation lactée nocturne, parfois deux, voir même trois !!!… Ce qui est parfaitement légitime dans les premières semaines de vie. Généralement ce besoin physiologique tend à disparaître en s’approchant des 3 mois. A cet âge, bébé n’a théoriquement plus besoin de manger la nuit… il est donc sensé dormir une nuit entière (au moins 6 à 8h). Un bébé qui après 5 mois réclame encore un repas nocturne, n’a sans doute pas faim.

Les pleurs nocturnes à ce moment là représentent souvent le symptôme d’un autre besoin non assouvi… Le sentiment d’insécurité conduira l’enfant à trouver le moyen pour avoir ses parents près de lui : pleurer jusqu’à ce que maman ou papa me donne à téter ou me prenne dans ses bras ou encore mieux qu’il me porte en marchant ou me berce…

Cette stratégie inconsciente peut être utilisée pendant de nombreux mois et même quelques années… Période durant laquelle les parents nourriront peut-être leur enfant la nuit et parfois jusqu’à 4 ou 5 ans, convaincu qu’il a faim… ou n’ayant rien trouvé de mieux à proposer face aux pleurs nocturnes.

Cette situation évolue très favorablement, quand les parents épuisés se décident à consulter. Il est bon de préciser, avant d’aller plus loin, qu’il ne s’agit pas de caprices… Les bébés ne sont pas des manipulateurs malveillants, ils sont simplement dans la manifestation d’un besoin, leurs pleurs expriment un inconfort.

Que me dit mon bébé quand il pleure ?

  • J’ai faim
  • J’ai peur
  • J’ai froid
  • Je ne sens seul
  • J’ai mal
  • Je suis mal
  • Ma couche est sale
  • J’ai chaud
  • Je suis fatigué
  • Je veux un câlin… …

Autant d’hypothèses que de besoins envisageables.

Ajoutons à tout cela le sentiment d’insécurité.

Qui pourrait peut-être être traduit en ces termes : « papa, maman j’ai peur quand je sens que mes parents ne sont pas confiants !»

Si passé 5 ou 6 mois, votre bébé vous réveille une ou plusieurs fois par nuit, il y a fort à parier que la fatigue devient pesante ou même invalidante pour vous et va petit à petit impacter votre capacité de réflexion et de choix sereins…

Dans un premier temps, il est nécessaire de savoir se reposer, se trouver en soi le calme et la sérénité rapidement et efficacement. D’autant plus que c’est en quelque sorte ce que réclame votre bébé : de sentir votre calme et votre sérénité de parent.

C’est un axe de travail que nous approfondissons dans la progression sophrologique pour les jeunes parents.

Ensuite, en terme d’éducation, il n’y a pas de recette miracle, vous le savez ! Cependant il y a quelques trucs à connaitre qui peuvent se révéler bien utiles…

La confiance et la sécurité fonctionnent ensemble. Il est nécessaire que bébé soit rassuré pour que le coucher et les nuits soient paisibles. Pour qu’il perçoive le confort de bien dormir, de se réveiller reposé, et pour que vous puissiez vous aussi retrouver ces plaisirs simples et essentiels…

Quelques idées à essayer :
  • Si votre bébé n’a pas de doudou et qu’il a besoin de votre présence pour s’endormir, c’est sans doute qu’il vous utilise comme doudou !!! Essayer de lui en donner un, souvent les nourrissons apprécient d’avoir contre leur tête ou près de leur visage un doudou qui porte l’odeur de leur maman… ça ne coute pas grand chose d’essayer.
  • Il est essentiel que le coucher de votre bébé, se fasse dans la confiance et la sérénité. Que représente, se coucher, dormir, se reposer ou être dans son lit, pour vous ? Des moments agréables ? non? Alors vous arriverez sans peine à vous convaincre que si c’est plaisant pour vous ça peut l’être aussi pour votre enfant. Il suffit alors de transmettre à votre nourrissons, le plaisir dans se vécu.
  • Devenir parent, correspond à accepter et gérer, beaucoup d’éléments nouveaux et en premier lieu, les pleurs de bébé… Aucun parent normalement constitué ne prend plaisir à entendre son bébé pleurer… Néanmoins, est-il utile de s’angoisser, de se plonger dans un profond chagrin ou de se faire souffrir à chaque fois que vous voyez ou entendez votre enfant pleurer ?…

Si les pleurs de votre bébé vous sont intolérables, il vous serait sans doute aidant de faire le point sur ce que vous ressentez, quelles sont vos craintes? que vivez vous dans ces pleurs???

Et votre bébé que vit-il? faim? soif? triste? froid? chaud? sommeil? mal? peur? seul? mal installé? autant de bonnes raisons qu’un bébé a de pleurer !!!… Comme vous pouvez le constater il n’y a pas de quoi s’angoisser pour la plupart d’entre elles…

Si ces deux exercices vous paraissent délicats ou impossibles, vous pouvez vous faire accompagner dans cette démarche par un sophrologue ou un autre professionnel du bien-être et du développement personnel de votre choix.

C’est tellement important de se sentir bien, au contact de son bébé, pour que lui même puisse acquérir le bien-être et la sérénité au sein de sa famille…

Soyez tranquilles, pas une maman et pas un papa ne m’a dit que les pleurs de son nourrisson étaient toujours faciles à gérer !!! Tout simplement, parce-que ça ne l’est pas ! Cette gestion constitue un des premiers apprentissages de tout jeune parent.

Mon petit conseil :

Prenez le temps de vous habituer, prenez le temps de le vivre, prenez le temps d’apprendre de votre enfant. Dès que vous le pouvez utilisez des pensées bienveillantes et tolérantes envers vous-même.
La parentalité représente le plus long cursus de formation que nous ayons à suivre au cours de notre vie !!!
Un bébé dès la naissance a besoin de sécurité, de sentir que ses parents sont forts et surs : « suffisamment forts pour me protéger, suffisamment surs pour me guider. »

Je vous souhaite de la joie et de la sérénité dans vos nuits et vos jours avec vos enfants ! Je vous souhaite de savoir profiter de tout ce qui bon pour vous et de savoir le partager dans votre famille, au cours de cette merveilleuse aventure.