Publié par le 29 Sep 2014 dans , , , , | 3 commentaires

« Je suis »

Le philosophe que nous sommes se pose très tôt dans sa vie cette question existentielle : qui suis-je?

La sophrologie qui se définit comme une science de la conscience en harmonie : la conscience de la force de vie qui nous anime ; nous permet d’avancer dans la révélation de tout ce qui nous permet de dire « je suis ».

Alors d’abord qu’est-ce qui me permet de me définir? par rapport à quoi « suis-je »?

Suis-je ?

puce-orange-petitParce-que je pense ?

Depuis le 17ème siècle, grâce à René Descartes nous savons tous que notre capacité à penser détermine notre existence le fameux « je pense donc je suis » : « Le cogito », cette assertion extraite du « Discours de la Méthode » , aujourd’hui considérée comme allant de soi, représente les prémisses de la philosophie moderne.

puce-orange-petitParce-que je possède ?

Force est de constater que notre société occidentale nous conduit à ressentir une nouvelle version qui pourrait ressembler à « je possède donc je suis ».

Comme si l’être et l’avoir se confondaient.

L’Avoir représente également les ressources intrinsèques de l’humain : les valeurs, les qualités… etc

puce-orange-petitPar ce que je sens ?

Dans la littérature sophrologique nous trouvons une autre adaptation de cette formule : « je sens donc je suis ». En effet dans l’expérimentation de la sophrologie et notamment dans la relaxation dynamique, nous apprenons à observer les sensations positives que nous procure notre corps. A travers ses sensations nous prenons conscience de la vie en nous.

puce-orange-petitParce que j’interagis ?

En 2012, la découverte des Bozons de Higgs montre que la masse des particules élémentaires (qui constituent toute matière), est enregistrée uniquement grâce à leurs interactions entre elles. Ce qui éventuellement pourrait nous conduire à penser « j’interagis donc je suis ». Et en effet qu’elle serait le sens de notre existence sans aucune interaction ?

Nous voilà face à des formules, sans doute logiques et pertinentes à nos yeux ; toutes différentes les unes des autres. Cependant elles s’expriment toutes au présent et suggèrent cette notion d’instantanéité dans « l’ici et maintenant ». Chacune de ces assertions a du sens, devons-nous en choisir une ? Laquelle? et pour quelle raison ?

Ou, pouvons-nous considérer que chacune de ces questions trouve une réponse affirmative, partiellement représentative de notre existence ?

Il paraît important de comprendre que nous sommes un tout : un corps, un esprit, des émotions, une âme…

Alors qu’est-ce qui définit notre « je suis » ?

Peu importe !!!

Ce qui compte c’est « d’être », d’être vraiment et simplement soi-même en toute circonstance que ça soit par nos pensées, les ressources qui nous caractérisent, au travers de tout ce que nous ressentons ou encore de nos relations avec autrui.

  • Tout ce que je sens (en terme de sensations) me révèle la vitalité qui m’habite.
  • Tout ce que je possède et notamment en terme de valeurs et de capacités (plus que les possessions matérielles), me permet d’envisager ma vie, mon chemin, ma réussite.
  • Toutes mes pensées déterminent qui je suis, pour moi et pour les autres et me permettent de trouver la direction et  l’itinéraire dans ma vie.
  • Toutes les interactions et leurs conséquences émotionnelles, me font avancer, progresser, évoluer tout au long de mon existence.

« Je suis » : nous sommes un tout, qui peut fonctionner dans l’harmonie… Illimitons-nous, acceptons d’être ce tout, cet ensemble d’éléments variés qui nous définissent et qui révèlent notre existence à nous même autant qu’au reste du monde.

Il nous appartient d’établir une stabilité relative entre ce que nous pensons, ce que nous possédons, ce que nous souhaitons, ce que nous  sentons et ce que nous vivons avec d’autres… A chaque instant, inscrivons nous dans la recherche d’un équilibre entre notre mental, nos émotions, la conscience de notre corps et notre moi intérieur. Une harmonie qui se crée et évolue en cheminant sur la route de notre histoire. Cette harmonie qui fait naître la sérénité et le bonheur d’être soi-même.

Je peux dire « je suis » parce que je suis vivante, je me sens présente, à moi même, dans mes pensées, présente dans mon corps dans mon histoire dans ma propre vie et par conséquent présente aux autres également…

 

Je suis ! Je le sais!