Publié par le 4 Oct 2017 dans | 0 commentaire

Et oui, un jour, je vais mourir… comme chacun de nous ! : mourir représente la seule certitude que nous ayons sur notre futur. Tout le reste nous est inconnu !

Pourquoi?

Parce que le futur n’existe pas encore et que nous n’avons aucun contrôle sur ce qui va survenir…

Parce que la vie est un mouvement, parce que l’instant d’après reste mystérieux, il ne peut être qu’hypothétique… jamais certain ni assuré…

C’est parce que nous sommes en vie que nous prenons le risque de mourir…

Depuis ces derniers mois nous avons violemment pris conscience que la vie peut s’arrêter à tout moment, y compris dans un contexte de détente et de partage à la terrasse d’un café…

Nous ne l’avions peut-être pas encore vraiment réalisé et pourtant c’est un fait… : c’est parce que nous sommes en vie que nous prenons le risque de mourir…

Vous avez un doute ? Vous pensez avoir un pouvoir sur le futur ?

Au moment où vous êtes, là, maintenant, regardez l’heure et posez-vous cette question : « qu’est-ce que je serai en train de vivre dans juste une heure ? » Je me doute que vous avez une idée plus ou moins précise de ce que vous ferez dans une heure… mais en êtes vous certain ? Est-ce que ce que vous prévoyez pour dans une heure est sûr et certain ?

Non ! hein ? Et, oui ! il y a déjà plusieurs possibilités envisageables dans notre futur à 1h… peut-être même plus que 5 ou 10 ou plus encore de futurs envisageables à 1h de là…

Alors, que pensez, de ce qui va advenir dans 1 jour ? dans 10 jours ? dans 1 mois ? dans 1 an ou dans 10 ans… autant de futurs hypothétiques réalisables… une infinités de possibilités plus ou moins probables…

C’est comme-ci à chaque instant nous pouvions nous orienter en direction d’un champ des possibles de notre futur.

Nos choix du présent conditionnent, non pas un futur, mais, un ensemble de futurs possibles à partir d’où nous sommes ; comme autant d’hypothétiques possibilités, cadrées plus ou moins par l’orientation que mon action du présent encourage.

Dans notre culture nous aimons nous laisser croire que nos actions aux présents tiennent le gouvernail et tracent déjà la ligne droite vers l’objectif fixe. Cela serait sans compter avec l’océan de la vie, la hauteur des vagues-évènements et les nombreuses créatures et autres embarcations que nous pouvons y croiser…

Au moment présent nous manipulons le gouvernail de notre mieux pour tracer le chemin le plus juste vers notre objectif futur… et nous pouvons nous préparer à rester souple sur la barre afin de gérer les obstacles, les tempêtes, les rencontres, les haltes utiles… etc… Et qui sait il même envisageable que nos choix d’aujourd’hui évoluent, s’affinent ou se modifient ; ils resterons les nôtres si à chaque instant nous les ressentons et validons comme tels, pleinement nôtres sur le parcours de ce qui compte pour nous.

Notre futur nous est inconnu, cependant à chaque instant nous pouvons l’orienter : pas après pas…

Envisager le futur de façon négative à travers nos peurs représente une activité particulièrement énergophage et délétère à long terme. Le futur, en dehors de la certitude de mourir un jour nous est étranger, il semble possible qu’il soit négatif ou peu clément et tout aussi envisageable qu’il soit doux et joyeux. D’autant plus si c’est ainsi que nous le souhaitons et si nos manœuvres, à l’écoute de nos désirs, s’orientent chaque jour ou à chaque instant vers notre cap bonheur. Et c’est bien là, dans l’instant présent que nous avons le choix et la possibilité d’agir pour nous même de notre mieux suivant du regard la bonne étoile de nos objectifs.

Nous aurions tord d’être à moitié en vie, à moitié nous même…

Mary Jane Watson (Spiderman 2)

Je vais mourir, j’en suis certaine, et avant ça j’ai bien l’intention de vivre, de vivre chaque instant comme il me plait ou de mon mieux, manipulant souplement la barre, selon mes choix conscients orienté sur mon cap-bonheur, prête à m’adapter, sur les flots, dans la croisière de ma vie…