Publié par le 29 Oct 2014 dans , , | 9 commentaires

L’adolescence à la recherche d’estime et de confiance…

L’adolescent n’est pas un individu à problème, c’est la façon dont nous le percevons qui représente un problème.

Il y a longtemps (mais je m’en rappelle comme si c’était hier) en faisant des mots fléchés: je repère un long mot vertical au centre de la grille avec pour définition « la plus belle période de la vie », je souhaite trouver ce grand mot qui m’aidera assurément à en découvrir beaucoup d’autres mais là, je cale… vraiment je ne vois pas… je le laisse de coté et petit à petit je vois se dessiner le mot ADOLESCENCE, alors un vent de colère m’inonde :  « non mais, qui est le  C… qui a pu donner cette définition ? » ! Une réaction  tonique parfaitement en lien avec mon vécu… C’était il y a de nombreuses années… j’avais encore ce tempérament fougueux que le temps et la sophrologie ont grandement adouci et tempéré.

En revanche mon avis sur l’adolescence reste inchangé, elle ne représente pas la plus belle période de la vie pour certaines personnes, mais plutôt une période de transition, d’incompréhension et d’incertitude.

Sur, qu’un grand nombre de jeunes sauront compenser cet inconfort par le jeu, la joie de vivre, l’insouciance, l’amour et l’amitié… Pour d’autres le trouble peut invalider lourdement le bien-être personnel et familial.

Ado que vit tu? : Le regard perdu au loin, perçu comme rêveur ou absent, peut-être tourné vers l’avenir.
Un futur souvent inquiétant, tristement dépeint par la plupart des adultes. Les pieds imprégnés de l’énergie enfantine, bien ancrés dans les valeurs inculquées.
Le corps en pleine transformation, épuisé d’évoluer et d’actionner les fonctions physiologiques de la maturité.
L’esprit troublé ou en déroute, à la recherche de compréhension et d’équilibre dans le concept de soi.

Sincèrement peut-on décemment définir (comme une généralité) cette période comme la plus belle de la vie ?

Au détour de mes nombreuses lectures j’ai découvert que dans certaines cultures ancestrales, le mot « adolescent » n’existe pas ! Surprenant non ?

En effet, qu’il y ait des rites initiatiques ou pas dans ces cultures, à l’âge de 12 ans, tout le monde sort de l’enfance, pour entrer dans une période plus ou moins longue qui le conduira à devenir un adulte responsable. Autrement dit, à partir de 12 ans chaque humain se prépare à devenir un adulte. Ceci ne signifie pas qu’il doit être immédiatement responsable et autonome, mais qu’il doit simplement commencer à s’entrainer pour le devenir.

Si dans notre culture l’adolescent n’existait pas ? à qui appartiendrait la crise ???

Je réalise en souriant que vous me voyez venir… Oui en effet, nous, les adultes, comment voyons nous grandir nos enfants ou les enfants qui nous entourent ? Sommes nous prêts à leur accorder l’autonomie et l’indépendance qu’ils revendiquent à partir de 12 ans ? Je ne juge rien… je sais très bien (moi même maman de 3 enfants et ayant de nombreux enfants autour de moi) qu’en terme d’éducation nous faisons ce que nous pouvons !

Si nous les adultes, qui que nous soyons, parents ou enseignants, nous pouvions nous libérer de nos propres peurs pour faire un peu plus confiance à nos ados et les laisser progressivement devenir les adultes qu’ils souhaitent incarner.

Voilà une question intéressante, n’est-ce pas ? Ceci dit, ici, l’adolescent existe et la crise est clairement ressentie dans de nombreuses familles…

La sophrologie pour le bien-être de l’adolescent :

Le travail proposé à un adolescent avec la sophrologie consiste à lui permettre la rencontre avec lui-même, sur son propre chemin. En commençant par le corps comme réalité dynamique et changeante, qui, durant cette période, passe un réel cap, et qui n’aura de cesse d’évoluer tout au long de la vie. Pour accompagner cet adulte en devenir la sophrologie pourra également lui permettre de révéler à sa conscience, les valeurs qu’il souhaite nourrir, les qualités et ressources qu’il possède, et celles qu’il peut développer. Il s’agira encore, de commencer à envisager un futur dans une vision plus positive dans la conscience de ses capacités : la force vitale, l’adaptation, le concept de choix.

Tout ce travail conduira assurément l’adolescent vers la confiance en soi et l’estime de soi, il pourra alors adopter un comportement moins réactif ou moins défensif. Il deviendra sans doute plus rassurant pour ses maîtres (parents, enseignants) et certainement modélisant pour ses pairs.

Un adolescent qui rayonne la confiance et le bien-être ne laisse personne indifférent !

 

La sophrologie pour la sérénité des parents :

Nous envisageons parfaitement en tant que parents de nous faire accompagner au début de notre parentalité, quand nos enfants sont bébés ou petits. Il est rare de voir des parents consulter pour des problématiques liées à leur enfant adolescent. Naturellement  les dysfonctionnements relationnels sont souvent mis « sur le dos » de « la crise d’adolescence ». Cependant il semblerait que cette démarche d’accompagnement du parent soit très intéressante également. C’est une étape de taille de devenir parent d’un adulte ! Elle va mobiliser toutes nos capacités d’adaptation, autant sans doute qu’au moment d’une naissance.

Il s’agit d’accepter l’unicité de notre enfant, cet humain différent de nous, libre de ses choix. J’observe souvent des parents qui luttent pour que leurs enfants soient comme eux pour tout ce qu’ils ont réussit et différents pour ne pas se confronter aux même échecs ! Il s’avère que le modèle que nous sommes en tant que parent, représente le meilleur des enseignements : nos échecs, nos difficultés, nos faiblesses, autant que nos forces, nos capacités et nos réussites constitueront la base de leurs choix d’adulte.

Le travail sophrologique avec les parents, sera également orienté vers la confiance en soi, la gestion des émotions, la compréhension des peurs et des capacités d’action.

L’adulte en pleine confiance saura beaucoup plus facilement accompagner son ado sur ce chemin, et sera également très représentatif « du bien-être » de l’adulte.

 

Nous souhaitons le bonheur de nos enfants !
Nous le souhaitons pour eux, évidemment et pour nous également, comme un besoin pour échapper à la culpabilité et à la souffrance…
Nous ne pouvons pas construire le bonheur de l’autre. Nous n’avons pas à tracé le chemin de nos ados, mais simplement leur montrer le notre, afin qu’ils puissent s’en inspirer.

 

A l’instar du papillon qui doit lutter pour quitter son cocon, l’enfant doit construire sa capacité au bonheur, peut-être simplement dans la confiance et la ferme assurance  que le bonheur est à sa portée